Initiation � la programmation des radiocommandes |
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La programmation d’une radio ne corrige pas les problèmes mécaniques :
Toutes les commandes doivent être libres, sans jeu, sans point dur et sans déformation sur la totalité de
leurs débattements. Si possible, en position neutre, la tringlerie de commande doit être perpendiculaire
au bras de servo ou au guignol du volet (risque de débattements dissymétriques). Les neutres des
servos et des gouvernes doivent être réglés mécaniquement avant de commencer la programmation :
Par le crantage du palonnier pour les servos, après mise sous tension de celui-ci (par la radio ou à
l’aide d’un testeur de servo) puis en ajustant la longueur des commandes pour les gouvernes.
Vous l’avez compris, il est nécessaire de posséder une certaine culture aéronautique et un minimum de
savoir-faire technique. Vouloir utiliser une fonction programmable sans comprendre à quoi elle sert et
l’appliquer à une commande qui mécaniquement n’est pas capable de la restituer convenablement, est
une démarche parfaitement idiote !
Moralité demandez conseil dans votre club et…….. Cultivez-vous : lisez Modèle Magazine, votre
modèle ou un modèle semblable a sûrement été essayé. La lecture de ces essais compètera celle de
votre notice et vous donnera bien des informations complémentaires.
2 - Mixage empennage en Vé :
Un empennage en Vé (ou papillon) possède 2 volets actionnés chacun par un servo. Ce mixage
combine les signaux de la gouverne de direction et de profondeur. Lorsqu’on actionne le manche de
profondeur, les servos se déplacent dans le même sens alors qu’avec le manche de direction, ils se
déplacent en sens opposés.
4 - Limites des débattements :
La notice de votre modèle doit vous donner les limites de course pour chaque sens de débattement des
gouvernes. Ces limites sont généralement exprimées en millimètres et doivent être mesurées au droit
de la partie la plus large de chaque gouverne. Cette fonction vous permet de procéder au réglage des
débattements maximums, servo par servo, en déplaçant chaque manche de butée à butée tout en
mesurant le résultat à l’aide d’un réglet.
Adapter les commandes aux goûts et aux habitudes du pilote:
Eliminer les effets secondaires des commandes:
2 - Mixage ailerons / direction :
Pour certains modèles, éliminer complètement le lacet inverse avec la fonction « différentiel » peut
provoquer une diminution notable de l’efficacité des ailerons. Il faut donc minimiser cette correction et
la compléter à l’aide de la fonction : Mixage ailerons vers direction.
Cette fonction peut également être utile aux modèles qui ne possèdent qu’un servo pour les deux
ailerons ou aux reproductions d’avions anciens au vol lent et aux bras de levier arrière courts.
Le jeu consiste à demander à la dérive de se braquer en même temps que les ailerons, dans le sens du
virage, lorsque vous actionnez uniquement le manche des ailerons.
La notice d’un modèle quel qu’il soit ne donne jamais le taux de mixage à appliquer à cette fonction :
Demandez conseil à un modéliste expérimenté. Commencez par une petite valeur que vous affinerez
au cours des vols d’essais.
Il n’est pas inutile d’affecter un interrupteur pour pouvoir couper cette fonction qui peut être gênante
en voltige ou en virage stabilisé (spirale) par exemple et pour apprendre à doser soi-même la direction
tout au long d’un virage. C’est là tout l’art du « pilotage trois axes », petite phrase que l’on entend
souvent prononcée sur les terrains, avec un air énigmatique et une lueur vague dans le regard.
Il est à noter que cette fonction est un mixage simple (donc non croisé), on dit que la commande
d’aileron est la voie « maître » et la commande de direction est la voie « esclave ». La commande de
direction conserve donc son indépendance. Ainsi on l’utilise sans voir bouger les ailerons, ce qui est
important pour la tenue de l’axe au décollage ou pour effectuer un renversement, par exemple.
Alarme de sous tension:
Toutes les radios programmables récentes, sont dotées d’une alarme de sous
tension. Certaines permettent de régler le seuil de déclenchement de cette
sécurité. En général trois seuils sont disponibles, les émetteurs sont préréglés
en usine sur la valeur médiane, vous pouvez choisir la valeur haute si vous
pratiquez le planeur car il faut un peu de temps devant soi pour le poser
lorsque l’alarme se déclenche. En revanche, si vous pratiquez le lancer main
ou si vous volez en indoor, vous pouvez utiliser le seuil bas.
Sauvegarde: (Fail safe)
Si vous utilisez la modulation PCM, cette fonction
va vous permettre de programmer la position des
servos du modèle ou le maintien de ceux-ci sur la
dernière position valide, en cas d’anomalie de
transmission.
En fonction des marques, il y a quelques variantes ; de plus, il est à noter que certains récepteurs
aujourd’hui se chargent de cette sécurité tout en fonctionnant avec des émetteurs en modulation PPM.
Mixages libres:
Certaines radios proposent un ou plusieurs mixages libres. Libre, veut dire que vous allez les programmer vous-même : Choisir les voies que vous allez mixer, les rendre maîtres ou esclaves ou bien encore les deux (mixage croisé), puis rendre cette fonction permanente ou non, en lui attribuant ou pas, un interrupteur de commande.
Les mixages que nous avons étudiés jusqu’à présent, étaient des fonctions préprogrammées, donc pensées par le fabriquant. Les mixages libres sont, en principe, disponibles pour les programmeurs expérimentés, mais nous allons voir qu’ils peuvent être utiles aux débutants. De plus, lorsque vous aurez terminé la programmation de
votre premier mixage libre, on peut dire que vous aurez réussi votre examen de fin de stage. Voici donc deux cas d’études qui peuvent vous être utiles :
1 - Mixage profondeur vers moteur :
Si votre modèle cabre exagérément moteur plein gaz, sous réserve qu’il soit correct sur le plan
aérodynamique (incidence, centrage…), c’est sans doute que le piqueur moteur est insuffisant.
Commencez par remédier mécaniquement au problème, c’est assez simple en général pour un moteur
thermique. Pour une motorisation électrique, surtout dans un fuselage moulé, c’est plus délicat et ça
peut devenir très laid ! La solution consiste à programmer le moteur en voie « maître » et la profondeur
en « esclave ».
A partir du neutre, moteur coupé, le volet de profondeur doit se décaler proportionnellement à piquer
lorsque l’on pousse les gaz. Commencez par une petite valeur du décalage de la profondeur et affinez
pendant les essais en vol.
2 - Mixage direction vers direction :
Non ce n’est pas une erreur de typographie ni un gag du genre mixage qui se mord la queue !
Explication : Vous avez un modèle d’avion deux axes, donc sans aileron. Pour que le pilotage soit
conforme aux modèles qui vous permettront d’évoluer par la suite, le manche des ailerons commande
le servo de la direction. Pour taxier l’avion au sol, vous allez donc utiliser ce manche, logique ! Mais
lorsque vous passerez sur un avion trois axes, il faudra changer vos habitudes car la direction sera sur
l’autre manche ! OK ?
- Pour piloter un modèle 2 axes, comme un 3 axes, taxiage compris, vous allez demander à un
mixage libre d’avoir l’obligeance de commander le servo de direction aussi bien avec le
manche de droite qu’avec celui de gauche. Vous allez donc programmer un mixage croisé tout
en veillant à ce qu’en déplaçant les deux manches ensemble et à fond, vous ne dépassiez pas les
limites mécaniques de la gouverne. Futé non…
- Ce mixage, appliqué à un planeur 2 axes, vous permettra également de commencer à vous
dérouiller l’autre pouce pour vous habituer à la « mayonnaise » du pilotage 3 axes… !
- De plus, pour les droitiers en mode 1, si vous devez envoyer votre modèle à la main (pas de piste,
planeur), vous aurez sous le pouce de quoi réagir rapidement si vous ratez lamentablement
votre lancé….
Ceci dit, pour avoir utilisé ce mixage sur un Baron, et en mettant les deux manches à fond ensemble, le
modèle exécutait de magnifiques tonneaux déclenchés…. Solide le Baron !
Ma radio n’a plus de secret pour moi !
Lorsque vous aurez assimilé et mis en pratique tout ce qui précède, vous constaterez que la notice de
votre radio vous réserve encore bien des surprises. Compte tenu de l’expérience acquise, vous pourrez
les comprendre et les appliquer sans peine. Vous apprendrez que l’on peut avoir plusieurs programmes
pour un seul modèle, en fonction des différentes phases de vol ; décollage, voltige, recherche de
thermiques….. Si votre modèle possède plus de deux servos dans les ailes, on vous proposera des
fonctions aux doux noms poétiques du genre : Butterfly ou Crocodile. Si vous faites une maquette à
train rentrant, vous découvrirez une fonction nommée « Délai » qui permet de ralentir la rentrée et la
sortie, c’est beaucoup plus réaliste. Si la voltige 3D vous branche, le mixage profondeur vers volet
vous tend les bras, alors à vous les boucles carrées ! Certaines fonctions permettent même d’effectuer
des figures automatiquement…..
Comme vous pouvez le constater vous avez sans doute quelques progrès à faire avant de vous
intéresser à ces fonctions ? Et soit dit entre nous il est peut-être plus difficile de faire une boucle bien
ronde qu’une presque carrée !